Pickhells

rock garage, blues / / CH

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C’est au hasard d’un sous-sol Richard fit la connaissance de Bastien et Grégoire, deux autres dégénérés avec qui il semblait royalement s’accorder. C’est à base de bières et de riffs endiablés quelque part à la croisée du Blues et du Métal, ils créèrent les Pickhells. Bastien fut confronté au plus grand dilemme de sa vie, jouer dans un boys band mielleux et utiliser son talent pour pécho un maximum de gonzesses ou intégrer l’Ordre. Il décida de produire un rock ferreux qui décolle du comptoir, abandonnant ces fans hystériques au profit d’une batterie puissante taillée dans les meilleures essences d’érables. Grégoire était à l’époque le plus mauvais de son école de musique, bien que même à jouer du triangle pour la chorale de Clerbin les Mouilleuses il fut évincé. Sa carrière musicale aurait pu s’arrêter là, mais Richard le fondateur de l’Ordre vu en lui un talent qui n’avait pas encore été dévoilé. A l’instar des plus grands philosophes, il fût avéré que Grégoire sublimait toute sa créativité sous l’emprise de l’alcool. Il fût alors voté au conseil des éminents qu’il devrait être en permanence ivre, la basse dans une main, une bière dans l’autre, il accompagnait l’Ordre de ces riffs lourds et propres qui tenait au corps ! La formation était soudée, marchant tel un seul homme et éclairait les impies partout où elle passait. Fort d’un effectif de 4326 membres anonymes, l’Ordre était à son apogée. Une dizaine d’années plus tard, la raison d’être de l’Ordre pris un autre tournant. La puissante guitare de Richard ne suffisait plus pour évacuer toute sa rage. Il se mit à écrire des paroles d’un autre monde, trop insupportables pour lui-même. Il ne restait dès lors qu’à trouver l’élu, qui d’après la prophétie pouvait apporter l’équilibre à son flow, celui capable de chanter l’inchantable ! Ils mirent la main sur Baptiste. En effet, préposé aux photocopies dans la mairie de la charmante bourgade de Noudin-les-Noyaux. Baptiste ou Raphael de son vrai nom réalisa après quelques années que s’assoir nu sur les photocopieurs et glisser les clichés dans des dossiers sensibles ne constituait pas une destinée hors du commun. Avec une capacité de concentration proche de l’inexistante, étant impossible pour lui de trouver une école de musique. Il fût contacté par l’Ordre qui lui permis d’accéder aux savoir-faire d’une organisation ancestral. La cohérence évidente, Baptiste le déséquilibré tel le chainon manquant, Pickhells pris tout son sens et déclencha la métamorphose de l’Ordre.

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