billie brelok

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Comme un peu tout le monde, Billie Brelok vient de Nanterre. C’est par là bas qu’elle a été contaminée mais Lima (Pérou) n’y est pas pour rien non plus. Le rap elle a apprit ça comme le reste, sur le tard, comme on apprend à boire du bout des lèvres, avant de finir dans la bouteille. Billie savait déjà écrire avant, qu’est-ce que tu crois ? Mais un jour peut-être, elle aussi elle saura lire. Au coin de nulle part, elle est tombée sur une meute, la FATSK, une équipe discrètement terroriste de l’ouest parisien qui lui a refilé cette saloperie: un sens très appliqué de l’anticonforme et de la couleur. De feux de camps urbains en biture bucolique, elle décide d’enclencher les hostilités et de se la raconter sévère. De se la raconter cette histoire que personne n’écrira à sa place. Une histoire de plus, une histoire dans laquelle elle s’est donnée le seul et unique premier rôle. Ses textes, c’est un harakiri permanent qui n’a pas le temps de cicatriser. Un magma givré et langoureux qui caresse la hanche du Vésuve avant de se planter dans le sol comme un couteau rouillé. Profondément infidèle, ses collaborations sont multiples. Billie gratte, pose et expose ses premiers textes au « hip hop freestyle » animé par M.A.S.S. de la maison Daniel Féry, puis se voit proposer la première partie d’un concert dans la même salle un an après. C’est alors un succès tonitruant, une tuerie de feu qui assied dès lors le début d’une grande suite. La scène est un espace-temps de liberté qu’elle saisit à la volée. Elle fait ça pour le sport, sans autorisations ni compromis, c’est le pari, on verra bien jusqu’où. En 2012, elle entreprend d’enregistrer son premier EP de 6 titres. Billie rap parce qu’elle n’arrive pas à dormir. Parce que si elle se tait, elle va vomir. « T’attaches pas trop bro, Bilie Breklo, je la bute ou j’veux, quand j’veux et avec mes règles du jeu »

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